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Contribution aux travaux de la Commission Philip
5 Septembre 2008 - Vie associativeSur le même thèmeRéseau national de près de 12 000 associations étudiantes, agissant pour la solidarité internationale ou de proximité, l’environnement ou la lutte contre les discriminations, engagées dans l’action culturelle, le sport ou la prévention des risques, Animafac tient à remercier la commission de son invitation.
Dans toutes les villes de France qui accueillent une université ou une grande école, des étudiants animent des associations à taille humaine, au sein desquelles ils peuvent faire avancer une cause, tout en acquérant savoir-faire et savoir-être, en développant à la fois leur esprit d’initiative et leur sens de la solidarité. Animafac est leur plateforme d’échange au niveau national, qui leur permet de mutualiser leurs expériences pour en tirer outils et principes d’une action étudiante à la fois plus épanouissante et plus utile. C’est à partir de ces échanges et de réflexions communes que nous sommes en mesure de présenter quelques analyses et propositions.
Nous vous proposons d’aborder la question du rapprochement, à tout le moins des liens entre les universités et les grandes écoles sous un angle un peu particulier, original car méconnu, mais néanmoins essentiel qui est celui de la vie associative étudiante. Nous débuterons notre intervention par un état des lieux synthétique de la situation de la vie associative étudiante dans les grandes écoles et les universités. Nous nous attarderons ensuite sur les différents enjeux auxquels elle répond et proposerons à la commission des pistes de réflexions pour faire évoluer positivement les situations respectives.
Le milieu associatif des grandes écoles est très riche, à tout point de vue… Les associations étudiantes sont très nombreuses et les étudiants qui n’y sont pas investis y sont minoritaires. Cela tient bien sûr au fait que la vie associative y est fortement encouragée. Leur particularité tient à ce qu’elles développent des activités animées par et, pour la plupart, pour les étudiants de l’école : médias, festivals culturels, animation de réseau d’anciens, club sportif ou de loisirs divers (œnologie, bridge, …). La majorité d’entre elles sert à organiser les loisirs et activités festives des étudiants, sans interaction majeure avec l’environnement extérieur. Y font exception quelques initiatives en matière de solidarité internationale ou locale voire d’environnement ou d’entreprenariat, qui impliquent une ouverture locale ou internationale, et la prise en charge de problèmes généraux de société, souvent initié de façon avant-gardiste par le monde associatif, dont les étudiants de grandes écoles peuvent se faire le relais. On citera ainsi le génépi, le mouvement LGBT et l’accompagnement à la scolarité en quartiers sensibles. Les moyens dont bénéficient ces associations sont relativement conséquents : elles bénéficient souvent de locaux au sein de l’école et de possibilités de financement très accessibles. De manière générale, le milieu associatif est largement valorisé par l’administration des écoles qui lui accorde notamment une place de choix au sein des brochures envoyées aux candidats à l’intégration. Ce soutien est un choix politique des écoles d’ingénieurs, assez récent (il remonte à la fin des années 90, d’après une enquête de la CDEFI), qui mise ainsi sur les savoirs-être et l’acquisition de compétences variées.
Le milieu associatif au sein de l’université est relativement différent. Il se compose d’initiatives très variées nécessairement ouvertes sur l’environnement extérieur et dont les corporations ne constituent qu’une part assez faible. En comparaison avec les grandes écoles, le nombre d’étudiants dans les universités, engagés dans des projets associatifs, est relativement faible mais c’est néanmoins le mode d’engagement le plus populaire en comparaison de l’activité syndicale (qui bénéficie pourtant d’une reconnaissance bien plus importante de la part de l’université). 23% des étudiants sont en effet membre actifs d’une association. 13% le sont même au sein d’une association étudiante. De manière générale, les conditions de développement des associations étudiantes sont relativement difficiles à l’université. Les moyens qui leurs y sont consacrés sont assez faibles : les locaux sont souvent difficiles à obtenir pour des associations qui ne souhaitent pas intervenir dans le jeu électoral. Un système de financement existe, relativement accessible (à travers le FSDIE), mais les pratiques d’attribution des fonds sont hétérogènes et comportent des écueils relativement dommageables pour le développement des initiatives (frilosité à investir des sommes importantes pour un projet d’envergure, décision non paritaire entre association et représentants élus…). De manière générale, le fait associatif étudiant n’est encore que trop peu pris en compte par l’université qui, malgré un intérêt croissant, peine à trouver les modalités pour lui faire une place à part entière dans son fonctionnement.
1er enjeu : Les associations, un autre lieu d’acquisition de compétences
L’exercice de responsabilités au sein d’une association étudiante permet l’acquisition de nombreux savoir être et savoir faire, complémentaires à ceux acquis dans le cadre du cursus académique, qui sont aujourd’hui largement reconnus par les employeurs. Conduite de projet, travail en équipe, confrontation à l’environnement institutionnel, économique voire médiatique, les expériences vécues sont souvent très formatrices. Les grandes écoles l’ont bien compris puisque depuis les années 90, elles ont fortement encouragé le développement de la vie associative étudiante. Conscientes de ce phénomène d’apprentissage, certaines ont développé des systèmes de validation pédagogique de l’expérience associative. D’autres ont même rendu obligatoire l’engagement associatif en l’intégrant pleinement au cursus. Les universités, quant à elles, sont relativement rares à s’être intéressées, de manière récente qui plus est, à cette de question de la valorisation de l’engagement associatif. Cet éveil tardif et timide s’accompagne d’une méfiance qui révèle toute l’appréhension de l’université lorsqu’il est question de valider académiquement un savoir dont elle ne maîtrise pas tous les tenants et les aboutissants. On peut cependant considérer que ces craintes sont justifiées. En effet, si l’on peut s’accorder facilement sur le fait que ce sont les compétences acquises qui doivent retenir l’attention, toute la difficulté est de savoir comment les évaluer et de quelle manière les valoriser. Il n’est en effet pas aisé de mesurer l’aisance d’une personne à prendre la parole en public, sa capacité à animer une réunion, à manager une équipe, à gérer un projet… Or, il est important que l’évaluation ne soit pas une simple formalité. Une simple note globale venant sanctionner l’évaluation, n’est enfin pas très explicite au regard de la richesse de l’expérience vécue.
Des formes innovantes de valorisation peuvent et doivent être envisagées. Réfléchies de manière concertée entre différents acteurs d’un même d’un territoire (établissements d’enseignement supérieur, associations étudiantes, professionnels de l’emploi voire des entreprises), des systèmes d’évaluation des compétences acquises au cours de l’expérience associatives pourraient être mis en place.
Certains établissements proposent par ailleurs des modules pédagogiques, dans le cadre d’unités d’enseignement libres, autour de la conduite de projet associatif. Ces initiatives, qui délivrent des compléments théoriques très utiles, gagneraient à être développées voire mutualisées entre différents établissements. Organiser, dans ce cadre, la rencontre entre étudiants de formations différentes nous paraît d’autant plus intéressant qu’elle permettrait de contribuer à déconstruire les préjugés éventuels entretenus de part et d’autre.
Pour terminer sur ce sujet, et c’est un aspect non négligeable, il nous semble fondamental d’insister sur le fait que la vie associative étudiante contribue fortement à la diffusion de l’esprit d’initiative. Ceci ne saurait rester inexploité si l’on souhaite développer l’esprit d’entreprendre chez les jeunes. Les grandes écoles, sur ce sujet, ont somme toute des résultats peu convaincants au regard des moyens développés. Elles paient sans doute les effets de systèmes de sélection et d’insertion professionnelle très figés et d’une formation pédagogique peu axée sur la recherche et l’expérimentation, conduisant à une certaine aversion pour le risque chez leurs étudiants. Les universités, malgré des connexions rapidement possibles entre la recherche et l’entreprenariat, ont, dans leur ensemble, trop peu investi cette question pour prétendre à des résultats probants. Des initiatives exemplaires localisées existent toutefois. C’est notamment le cas de l’université catholique de Lille dont l’institut de l’entreprenariat mène un travail très intéressant de sensibilisation et d’accompagnement des étudiants. Là encore, la mise en place de modules pédagogiques d’accompagnement à la création d’entreprise dans le cadre de partenariats entre différents établissements nous paraît un moyen particulièrement intéressant pour provoquer des émulations. Les clubs d’étudiants entrepreneurs tels qu’on peut en voir au Québec notamment, et les juniors entreprises qui se développent au sein des universités sous l’impulsion de la Confédération nationale des juniors entreprises, constituent assurément une composante d’une dynamique efficace en la matière.
2ème enjeu : la socialisation des étudiants, facteur clé de la réussite académique
On sous-estime trop souvent l’importance de la socialisation des étudiants pour leur réussite académique. Les travaux de l’OVE, qui montrent l’influence des conditions de vie des étudiants sur la réussite académique, et ceux du sociologue Stéphane Beaud, sur l’importance de l’acculturation à l’université, invitent au changement. Les étudiants qui ne créent pas d’habitudes universitaires, restent peu sur les campus en dehors des heures de cours, fréquentent moins que les autres la bibliothèque universitaire, ou même la cafétéria réussissent moins bien leurs études et tendent à revoir leurs ambitions professionnelles à la baisse. Les étudiants issus des familles populaires, qui conservent un fort ancrage à leur cercle social antérieur, sont particulièrement pénalisés par ce phénomène.
Les grandes écoles l’ont bien compris. Elles disposent pour la plupart de campus où logent la quasi-totalité de leurs étudiants. Les associations y sont nombreuses et très valorisées. Il suffit de consulter quelques brochures envoyées par les écoles aux candidats des concours d’intégration pour mesurer leur importance. Souvent fédérées autour d’un BDE (Bureau des élèves), lequel organise (en fonction de la place laissée par l’administration) la répartition des locaux associatifs voire l’attribution de subvention, elles constituent un moyen incontournable d’animer les lieux de vie que sont les campus, ce qui contribue logiquement au bien-être de ses étudiants. Deux écueils toutefois :
- l’unité de lieu des campus, parfois excentrés, conduit à un certain repli corporatiste relativement dommageable pour l’ouverture d’esprit.
- l’administration des écoles, animée par un certain paternalisme latent, a parfois la fâcheuse tendance à vouloir « capter » et encadrer les initiatives étudiantes.
De l’autre côté, les campus universitaires ne sont pas les lieux les plus épanouissants. Malgré des progrès notables, ils restent bien souvent tristes et froids. L’absence de vie et d’animation sur les campus incite en outre de très nombreux étudiants à déserter l’université sitôt leurs cours achevés. L’université se doit d’encourager l’effervescence associative pour susciter de nouvelles vocations et de nouveaux projets. Il s’agit avant tout de mieux informer les étudiants sur la vie associative et citoyenne du campus. C’est en effet en entendant et en voyant d’autres étudiants agir que l’on prend envie de participer. Or, aujourd’hui, on peut tout à fait réaliser l’ensemble de son cursus d’enseignement supérieur au sein d’une université sans jamais entendre parler ni rencontrer les associations qui y agissent. Plusieurs préconisations peuvent être faites :
- le développement des associations, qui intègrent les étudiants au sein d’un groupe rassemblé autour d’intérêts et de projets collectifs, apporte une réponse partielle au problème de la socialisation. Cependant, tous les étudiants n’ont pas vocation à devenir membres actifs d’une association. C’est pourquoi il nous semblerait particulièrement intéressant que les universités soutiennent l’existence systématique sur les campus d’une association englobante, instituée, offrant un cadre de socialisation à l’ensemble des étudiants. Cela suppose qu’elle soit hors du jeu électoral. Comme « plus on réussit à être étudiant, mieux on réussit », le but est de faciliter cette transition identitaire. Une telle association pourrait par exemple veiller à ce que chacun s’approprie le « métier d’étudiant », organiser le tutorat, diffuser et produire de l’information… Il s’agirait d’un véritable lieu d’échange et de connaissance, avec une dimension de convivialité importante. On peut ajouter à cela la nécessité de développer et de médiatiser les services aux étudiants. Si ceux-ci n’ont pas les moyens d’acquérir les livres et l’ordinateur, d’avoir un espace de travail ou de faire un séjour à l’étranger, la prise en charge publique est soit absente, soit encore trop méconnue voire complexe.
- à l’instar des écoles de commerce et d’ingénieur, les universités pourraient d’une part remettre aux étudiants qui viennent déposer leurs dossiers d’inscription une plaquette vantant la diversité des activités associatives, ludiques et sportives du campus. Le journal de l’université, son site web, son agenda ou son guide d’accueil constituent d’autre part autant de supports qui devraient présenter de façon systématique la vie associative. Il y a eu beaucoup de progrès, mais les associations étudiantes ne sont pas encore, par exemple, systématiquement sollicitées pour être présentes sur les chaînes d’inscription. On peut même imaginer, rêvons, que dans le cadre de partenariats établis et avec le soutien, voire l’impulsion de collectivités locales (qui se préoccupent d’ailleurs de plus en plus de cette question de la vie étudiante), différents établissements d’un même territoire publient et diffusent une plaquette commune. Cet outil permettrait d’ouvrir ainsi davantage pour les étudiants, le champ des possibles en matière d’engagement associatif, lequel n’a aucune raison de se limiter aux associations de leur propre campus.
- les établissements d’enseignement supérieur pourraient encourager l’organisation de campagnes de promotion de la vie associative et citoyenne à l’occasion de la rentrée universitaire. Aujourd’hui, quelques universités proposent des forums des associations, mais ils ne rencontrent en général que peu de succès : un alignement de stands austères au fond d’un couloir n’incite guère les étudiants à consacrer leurs dix minutes d’intercours à la découverte de ces acteurs. Il s’agit donc de créer l’évènement et de lui donner une dimension festive et conviviale importante. Banaliser une journée, voire la rendre obligatoire pour les inscrits en première année, permettrait de donner toute sa chance à ce type d’initiative, qui pourrait prendre la forme d’un festival des associations étudiantes, au cours duquel se succèderaient happenings, animations, représentations théâtrales et jeux de rôle.
- les universités sont reconnues pour être un lieu de débat sur le monde qui l’entoure. Les grandes écoles ont toutes à envier cette émulation intellectuelle qui y règne et qui se traduit notamment par un certain nombre de conférences autour des enjeux de société. L’université peine cependant encore à associer les acteurs de la société civile que sont les associations étudiantes. Leurs responsables peuvent pourtant se révéler de merveilleux animateurs du débat et des relais efficaces auprès leurs pairs. Les évènements organisés dans le cadre de la semaine étudiante de l’environnement à Grenoble ou Strasbourg constituent à ce titre des exemples particulièrement convaincants. Différents établissements d’un même territoire pourraient ainsi, dans le cadre d’une dynamique concertée, proposer des cycles de conférences ouverts à tous leurs étudiants. En fonction des thèmes choisis, les associations étudiantes spécialisées pourraient prendre part à leur organisation.
C’est au prix de ces efforts en matière de soutien à l’engagement associatif que les campus universitaires et des grandes écoles deviendront des vrais lieux de vie ouverts sur le monde et véritablement attractifs.
3ème enjeu : l’égalité des chances
Nous en venons à la question de l’égalité des chances pour terminer et avant de préciser notre point du vue, nous tenions à témoigner de notre étonnement à la lecture de la lettre de mission. « je vous demande d’examiner les mesures à envisager pour […] garantir l’excellence pour tous, en assurant un meilleur accès des étudiants de toutes origines aux grandes écoles. » Il est surprenant que l’excellence soit exclusivement associée aux grandes écoles. Il nous semble important de relativiser le caractère sélectif de l’entrée en école. Le nombre de places effectivement offertes avoisine le nombre de candidats. Soulignons par ailleurs que l’Université et ses écoles doctorales ont tout de même formé 7 des 19 Prix Nobels que la France compte en Physique et en Chimie, ce qui est loin d’être ridicule. Cela nous conduit à affirmer qu’il s’agit bien de faire coexister deux modèles de formation au sein desquels l’excellence existe bien de part et d’autre.
Il convient de ce fait, d’insister sur les moyens financiers nécessaires pour permettre à chacune des institutions de mener à bien sa mission en rappelant la triste réalité des chiffres que vous connaissez déjà et de leur équivalent européens (montant moyens consacré par étudiant). Car, nous insistons, les universités n’offrent pas les conditions qui permettraient de lutter contre le premier fléau qui touche les étudiants : le mal-être, qui constitue entre autre un frein à la réussite universitaire.
Nous souhaitons enfin réaffirmer l’importance de lutter contre les discriminations et de promouvoir la diversité. Trop d’employeurs préfèrent encore, dans le cadre de recrutements, des étudiants issus de leurs formations, souvent par méconnaissance des autres cursus. Ce phénomène entretien une hiérarchie stérile entre les différentes écoles et universités qui conforte la reproduction sociale du système. Des associations étudiantes se sont d’ailleurs fortement investies sur ces questions. L’association Tremplin, composée d’élèves de l’école Polytechnique, accompagne ainsi des lycéens de ZEP dans leur scolarité et tente de combattre les phénomènes d’autocensure qui limite leur prétention à des cursus ambitieux. De même, l’association Espérance en Béton, composée d’élèves de Supélec, organise chaque année la journée « Bouge la science » dont l’objectif est de redorer l'image de la science auprès des jeunes issus de milieux sensibles des collèges et lycées franciliens. L’association Paris Montagne, animée par des étudiants de l’école normale supérieure d’Ulm, œuvre de son côté, à travers différentes actions originales (notamment la science académie), à éveiller des passions pour la science et la recherche et à lutter contre les phénomènes d’autocensure dans la poursuite d’études supérieures. L’association Rencontre à petits pas, composé d’étudiants de l’INSA de Lyon, a mené en 2006 un travail d’évaluation du dispositif « Commission Passeport » (qui vise à ouvrir davantage le recrutement de leur école à des jeunes de catégories socioprofessionnelles peu favorisées) en allant à la rencontre des différents acteurs (lycées impliqués, INSA, jeunes). Si ces initiatives, mais aussi les dispositifs tels que « Une grande école, pourquoi pas moi », gagnent à être développés, des programmes de valorisation des cursus universitaires et de ses diplômes doivent mis en œuvre. Les associations d’anciens élèves pourraient y jouer un rôle important, à condition qu’elles soient soutenues et encouragées par l’université.
Pour conclure, les passerelles académiques, qui existent déjà en partie (rares sont les écoles qui n’intègrent pas des étudiants de l’université « admis sur titre »), doivent être développées, et ce dans les deux sens. Elles seront cependant empruntées d’autant plus facilement que les acteurs des deux « mondes » se connaîtront. Les voies de coopérations que nous avons proposées doivent le permettre.
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